Mon petit coup de gueule !

Anaïs Bollloret

Connaissez-vous Anaïs Jeanneret ? Eh bien moi, il y a quelques jours encore j’ignorais tout de cette femme, et jusqu’à cette polémique, son nom m’était totalement inconnu. Il aura fallu la critique assassine d’un libraire bayonnais sur son dernier roman ‘’Nos vies insoupçonnées’’ pour que la toile s’enflamme et crée le Buzz!

 

critique Mme Bolloré

‘’Nos vies insoupçonnées de l’ancienne actrice Anaïs Jeanneret, qui vous fera économiser 16 euros.

Anaïs Jeanneret n’a pas de chance. Elle a pourtant tenté de mettre tous les atouts de son côté : écriture imitant Marguerite Duras, personnages copiés sur ceux de Françoise Sagan, situations se déroulant entre Saint-Germain des Prés et l’île de Ré, avec de-ci de-là une touche de social pour faire peuple peut-être.
Mais ces personnages pris soi-disant à la charnière de leur vie sont tellement stéréotypés qu’on n’y croit pas un instant.
Mais Anaïs Jeanneret a de la chance. Elle est l’épouse de Vincent Bolloré, le fossoyeur de l’esprit Canal, et le grand ami des dictateurs africains. Il est surtout copain (et voisin) d’Arnaud Lagardère, propriétaire de Paris Match, Elle, Europe 1, et les critiques dans ces médias ont beaucoup aimé le roman. Allez savoir pourquoi…’’

Pourquoi tant de haine !

Gérard, alias Zorro le libraire, investi de sa mission de justicier s’est littéralement acharné sur l’écrivaine en lui assénant des coups que je juge bien bas. Ne pas aimer ce livre c’est son droit le plus absolu mais qu’il ait au moins le respect du travail accompli. La violence de sa critique vise d’avantage la parenté d’Anaïs Jeanneret avec Vincent Bolloré que le roman lui-même et remet en cause sa légitimité d’auteur.  En quoi être l’épouse de monsieur Bolloré serait un obstacle au talent ?

Et si on nous laissait enfin choisir

J’en ai assez de ces critiques orientées, de ces plumes acerbes qui versent dans le lynchage médiatique. Toujours à la recherche du bon mot, ne visant que l’effet produit sur le troupeau importe.

Quand j’achète un livre je ne me fie jamais aux avis professionnels, je préfère le bouche à oreille. Mes choix sont surtout guidés par l’auteur et l’histoire qu’il raconte. Qu’ils soient Goncourt, Renaudot, Médicis … les prix autant que la presse me laissent de marbre.

Conclusion :

Cher Gérard je ne vais pas suivre votre conseil et vais donc dépenser 16 euros pour acheter ‘’Nos vies insoupçonnées’’ dont le sujet me semble bien attrayant.

Notre grignoteuse de livres au grand coeur !

3 COMMENTAIRES

  1. Pour avoir fréquenté de près des libraires il y a un vrai mépris envers certains auteurs. Je ne suis pas contre les critiques acerbes, au contraire même, mais à condition qu’elles ne concernent que ce qu’elles jugent. En l’occurrence ici le bouquin, pas la vie perso.
    Après ça aura fait de la pub au livre de madame. Ce n’est peut-être pas son cas, mais certains « bad buzz » sont parfaitement calculés (voire provoqués).

  2. Tout d’abord merci pour ton commentaire. Je suis à la fois d’accord et pas d’accord avec toi. Que le livre d’ANAIS Jeanneret soit critiqué OK ! Mais ici la critique vise surtout Vincent bolloré. On sait tous que des accords complaisants se trament dans le monde littéraire. Presque tous les prix décernés font partie du cercle restreint de quelques maisons d’édition, mais en fin de compte c’est le lecteur qui fait le succès d’un livre ou pas. S’il doit y avoir un règlement de compte sur Mr Bolloré et ses pratiques douteuses, qu’elles se fassent sur un autre terrain. Bonne continuation 😉

  3. Et moi j’aime bien qu’enfin, certains mouillent le maillot et disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas.
    Qu’il ait tort ou raison, j’en sais rien et je m’en fiche, cela n’influera pas mon choix d’acheter ce livre ou non mais sortir de la tiédeur du politiquement correct fait du bien 🙂

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