Marcher droit, tourner en rond – Emmanuel Venet.

 

coucou bonjourSalut ! jai vu d’la lumière et me suis arrêtée pour vous faire un petit bonjour. Puisque j’y suis je vais vous parler en deux mots d’un livre coup de cœur : Marcher droit, tourner en rond d’Emmanuel Venet.

Déjà, pour les surbookées, je précise que cette pépite peut facilement trouver sa place dans un sac et se lit en deux bouchées. (122 p.) Dans le métro, cachée derrière son écran dès que le patron tourne le dos ou encore à l’heure du déjeuner, un bon moyen d’éviter la complainte de la copine en mal d’amour. Alors qu’on se le dise aucune excuse n’est acceptable, lisez-le.

Quatrième de couverture :

Atteint du syndrome d’Asperger, l’homme qui se livre ici aime la vérité, la transparence, le scrabble, la logique, les catastrophes aériennes et Sophie Sylvestre, une camarade de lycée jamais revue depuis trente ans. Farouche ennemi des compromis dont s’accommode la socialité ordinaire, il souffre, aux funérailles de sa grand-mère, d’entendre l’officiante exagérer les vertus de la défunte. Parallèlement, il rêve de vivre avec Sophie Sylvestre un amour sans nuages ni faux-semblants, et d’écrire un Traité de criminologie domestique. Par chance, il aime aussi la solitude.

Un petit bijoubijou

Si je compare ce livre à un bijou ce n’est pas par hasard. Marcher droit, tourner en rond, est un roman brillant. Tel un orfèvre l’auteur, Emmanuel Venet, donne relief et patine  à des personnages pourtant si communs en apparence. L’humour est omniprésent, sans turlututu ni chapeau pointu, un humour plutôt caustique qui claque et fait mouche.

Le roman se déroule dans une église. Ce sont les funérailles de Marguerite qui aurait dû fêter ses cent ans quelques jours plus tard. Le narrateur petit fils de la défunte est atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme qui ne supporte pas l’à peu près et les mensonges. Ecouter l’éloge d’une femme que tous savaient vénale et méchante, le met hors de lui.

« Entendons-nous, je ne suis pas un fanatique de la vérité, j’admets volontiers qu’on maquille un cadavre pour le rendre présentable à la famille avant de visser le couvercle du cercueil, et je peux comprendre qu’on n’entre pas dans la description détaillée de tous les travers du défunt. Mais de là à présenter ce dernier sous un jour entièrement trompeur, il y a un fossé que je me refuse à franchir ».

« A mes yeux le simple fait d’appeler centenaire une personne de quatre-vingt-dix-neuf ans et cinquante et une semaine, ruine la crédibilité du discours tout entier ».

Durant l’office, le jeune homme très contrarié observe tous les membres de sa famille. Son regard est sans complaisance et les mots qu’il emploie sont cash, sans filtre. Se déroule alors devant nos yeux, une galerie de portraits hauts en couleurs. On pourrait presque y reconnaître une tante ou un cousin. Une jolie satire sur la famille en général ! Ah !  J’oubliais de parler de son amour obsessionnel pour une actrice ratée avec comme conséquences des scènes ubuesques.

Un livre comme je les aime

Intelligent, très bien écrit, plein de légèreté, et surtout, surtout, plein d’humour.

PS : Je découvre les Editions Verdier et je suis ravie de ce choix.

 

Notre grignoteuse de livres au grand coeur !

2 COMMENTAIRES

  1. Je ne connais pas du tout mais tu me donnes furieusement envie de le dévorer ! Mais pourquoi est-ce souvent durant les enterrements que les réflexions les plus justes nous assaillent ? lol Belle semaine Bisous

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