Si l’opéra m’était conté : Madame Butterfly

Mme Butterfly est pour moi un des plus beaux opéras de Puccini. Comment rester insensible à cette musique bouleversante. C’est chaque fois même émotion intense, mon cœur se gonfle de bonheur et mes yeux comme mes oreilles se remplissent d’étoiles.

Saviez-vous que contrairement aux espérances du Maestro, déjà bien connu et reconnu pour ses œuvres telles Manon Lescau  et La Bohèmece jouées dans le monde entier, cet opéra fut un échec retentissant lors de sa première représentation à la Scala de Milan le 17 Février 1904 ? Un véritable lynchage selon Puccini lui-même. L’opéra devra être revisité plusieurs fois avant d’obtenir le succès mérité.

Il était une fois, Madame Butterfly

Madame Butterfly opéra Puccini

Alors qu’il se trouve à Londres pour diriger, Tosca, à Covent Garden, Puccini cherche une idée pour son prochain opéra. Le hasard veut qu’il assiste à une représentation de Madame Butterfly, au Duke of Yorks Theater, une pièce en un acte de David Belasco, elle-même tirée d’une nouvelle de John Luther Long. Complètement sous le charme il mettra tout en œuvre pour acheter les droits d’auteur et demandera à ses librettistes Luigi Illica et Giuseppe Giacosa d’en écrire la partition.

Sans jamais avoir mis un pied au japon, en s’appuyant uniquement sur les conseils de son amie Madame Oyama, épouse de l’Ambassadeur du Japon, à Rome, Puccini  réussit l’exploit de transcrire à merveille les sonorités et l’atmosphère nippones.

Synopsys

Acte I

Le lieutenant américain Pinkerton, accompagné par le consul Sharplesss et l’entremetteur Goro, visite une maison japonaise qu’il a louée à Nagasaki. Il s’y marie avec une jeune geisha, Cio Cio San, qu’il nomme Butterfly, exprimant toutefois la possibilité de la quitter une fois trouvée une « véritable » épouse américaine.

Acte II

Pinkerton parti, Butterfly vit depuis trois ans dans la maison avec sa servante Suzuki attendant le retour de son époux ; un enfant est né du mariage. Goro voudrait plutôt lui faire épouser le riche Yamadori et Sharpless essaye de lui faire comprendre que son mari ne reviendra jamais. Mais un coup de canon annonce l’arrivée du navire de Pinkerton. Butterfly se prépare à l’accueillir et, avec Suzuki et l’enfant, l’attend toute la nuit.

Acte III

À l’aube Sharpless et Pinkerton entrent dans la maison ; Kate, l’épouse américaine, attend dehors. Sharpless prie Suzuki de convaincre Butterfly de confier l’enfant au couple ; elle accepte et, une fois le petit embrassé, se retire derrière le paravent et se tue avec le sabre traditionnel. Pinkerton, à l’extérieur de la maison, appelle « Butterfly ! »

 

Chantée par les plus grandes voix, Madama Butterfly n’a jamais été plus pathétique que dans la peau de Maria Callas et selon moi la plus belle des interprétations que je vous invite à écouter.

La deuxième vidéo est tirée du DVD « L’opéra imaginaire » un film d’animation magnifique de poésie, que je conseille vivement de faire voir aux enfants afin d’éveiller en eux le goût de la belle musique.

Chut, plus aucun mot, laissons agir la magie !

 

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