La douloureuse question de l’investissement au travail

Voilà presque 3 mois que je n’ai rien publié sur ce blog, alors avant toute chose laissez-moi vous souhaiter une excellente année 2017 !!

Aujourd’hui je reviens pour vous parler d’un sujet qui nous touche toutes : la douloureuse question de l’investissement au travail, ou la pression des working moms.

Ce n’est un secret pour personne, concilier vie professionnelle et vie de famille est parfois un vrai parcours du combattant. Certains diront qu’on l’a bien voulu, au nom de l’émancipation de la femme ! 😉
Il n’empêche que ça demande organisation, concessions et participation de tous les membres de la famille. Une fois la journée de travail terminée commence cette célèbre « deuxième journée » des mamans dont tout le monde parle : douche des enfants, devoirs pour ceux qui en ont, préparation du repas, rangement du linge, etc. Même si aujourd’hui les papas sont très impliqués, ça reste quand même épuisant après 8h passées au boulot (+ les transports !). Qu’il est loin le temps où l’on se couchait à 2h du mat’ pour le plaisir de bloguer. Aujourd’hui quand on tient jusqu’à la fin du film c’est jour de fête. Perso j’opterais bien pour l’embauche d’une gouvernante qui occupe les enfants, prépare les repas et fait le ménage mais le budget ne suit malheureusement pas.

Du coup, sachant tout ça, je trouve particulièrement dur de s’entendre dire au travail « tu n’es pas assez investie. » Au-delà du fait que c’est une forme de management qui ne motive pas franchement les troupes, il faudrait peut-être arrêter d’en demander toujours plus à ses employés. Aujourd’hui être bosseur ne suffit plus, il faut être un performeur. On en vient même à culpabiliser de ne partir « que » 5/10 minutes en retard le soir.

On en parle de tous ces matins où _ pression oblige _ on s’est réveillée à 4h30 en enchaînant sur sa journée sans se plaindre ? De tout ce qu’on a déjà assimilé en très peu de temps sur les subtilités de la société ? Du gâteau d’anniversaire Cars que l’on a foiré alors que la maman de l’autre gosse qui fêtait son anniv à l’école ce jour-là a préparé un truc de fou ? De la fois où l’on a récupéré son enfant en retard à la garderie (tout seul assis sur son petit banc) à cause de ces put*ins d’embouteillages ? Du rendez-vous chez le spécialiste qu’on a mis 6 mois à obtenir et qu’on a annulé au dernier moment parce qu’il est tombé le jour de notre embauche ? De la vie d’enfer que nous mènent les enfants quand on rentre le soir si notre attention n’est pas à 200% tournée vers eux ?

Bien évidemment la personne qui dit ça n’a pas d’enfant. Le quotidien est chronophage, et même quand on décide de laisser ses tracas perso sur le pas de la porte on ne peut pas s’empêcher d’avoir l’esprit encombré par 1001 cases à cocher sur sa to-do-list. J’en viens à penser que c’est une tare, dans le monde l’entreprise, que d’avoir une vie de famille. Résultat des courses les femmes sont surreprésentées dans des postes à temps partiels mal payés et sans responsabilité.

2017, il serait peut-être temps que ça change non ?  

Joyeuse contestataire, maman curieuse et connectée, Alex adore farfouiller le web. Bavarde, maladroite, elle aime le rock (NIИ ♥) et les félins.

1 COMMENTAIRE

  1. Les mamans qui travaillent sont des Wonderwomen non reconnues et souvent la critique vient de quelqu’un qui n’a pas le tiers du travail qu’elles ont ! J’ai partagé sur FB ! Bon dimanche Bisous

Envie de réagir ?