Ciel, mon enfant est néophobe !

Pas de stress, selon Nathalie Rigal (psychologue, chercheur ) la néophobie est un passage obligé.

Dans son livre « La naissance du goût » on peut lire que dès sa naissance et au fil des mois l’enfant s’initie aux différentes saveurs jusqu’à apprécier certains aliments dits d’adulte. C’est vers trois ans que les goûts commencent à changer et ça se complique entre 4 et 10 ans. Dès lors, la découverte culinaire est rejetée par les trois quarts d’entre eux.

enfents-legumes - neophobie

Qu’est-ce que la néophobie ?

« La néophobie est un sentiment de peur éprouvé par l’omnivore face à des aliments inconnus. Sur le plan comportemental, cela se traduit par une réticence à goûter un produit nouveau, et sur le plan des affects et des émotions, par une tendance à le trouver mauvais, dès lors que l’on accepte d’y goûter ».

Pour quelles raisons nos enfants refusent de manger des légumes ?

Trois hypothèses sont retenues par les chercheurs

  1. Dès son plus jeune âge l’omnivore que nous sommes est capable de reconnaître les aliments rassasiants aptes à apaiser sa faim et les légumes n’en font pas partie.
  2. La saveur particulière de certains légumes provoque une réaction de dégoût chez l’enfant.
  3. La peur de l’empoisonnement. Une peur inscrite dans la mémoire génétique depuis la préhistoire où l’homme risquait sa vie en goûtant des végétaux inconnus.

Sans distinction d’âge, de sexe, de situation géographique les aliments préférés sont les sucrés et certains aliments salés comme, pâtes, riz, pain, pizza et en viande poulet et steack haché.

Le point commun à ces tous ces aliments ? Ils sont nourrissants, souvent gras ou riches en sucres lents, de texture molle et peu odorante.

Faut-il attendre que la crise se passe ?

A la question ne doit-on proposer aux enfants que les plats qu’ils affectionnent ; Purée saucisses, poulet-frites, Nathalie Rigal rétorque :

« Certainement pas et pour trois raisons : l’homme est par nature omnivore et a donc pour obligation de diversifier son alimentation ; grandir, c’est apprendre. »

Pour ce faire la psychologue propose un processus de familiarisation qui consiste à resservir cinq, six fois ou plus un aliment rejeté jusqu’à le rendre familier et acceptable. Le contexte doit être chaleureux, sans cris ni pressions exercés sur l’enfant. Préparer le repas en famille est aussi un bon moyen d’éveiller sa curiosité culinaire et facilite le contact de l’enfant avec les aliments.

Et moi ….

Forte de mon expérience de maman d’une part et de mamie d’autre part, j’ai une petite astuce qui a fait ses preuves bien souvent. Même si ça ne marche pas à tous les coups, j’arrive  de temps en temps à faire manger des légumes à mon petit lutin. j’installe à table près de lui sa peluche préférée, Coco lapin, avec une petite assiette. Je sers les légumes uniquement à Coco lapin et le fais manger. Aussitôt mon petit lutin se rebelle et réclame sa part.

  • Et moi ?
  • Oups, je t’ai oublié !

Le gentil Coco lapin se régale, du coup mon petit lutin oublie son aversion et goûte … Ça marche ! Euh … Quelquefois, selon les légumes. Ç’est devenu un jeu entre nous et j’adore ça.

Heureusement qu’en grandissant les enfants dépassent ces aversions sensorielles et qu’à l’adolescence ils commencent enfin à apprécier une alimentation bien plus variée, jusqu’à devenir des tubes digestifs sur pattes.

Vos enfants aiment-ils les légumes ? Je suis sure que vous avez des astuces pour les faire manger. Partagez, on attend que ça !

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